Pendel(a)utom@t
2ème partie d'(a)utom@ton (cycle pour musique électroacoustique, vidéo d'animation et dispositif robotique).
Oeuvre multimédia.
Durée : 15'00 en quadriphonie (jouées en boucle) + 108 séquences sonores réparties sur les objets pendulaires.
Effectif instrumental : électroacoustique (4 canaux), vidéo d'animation abstraite et dispositif de 6 objets pendulaires suspendus, soniques, robotiques et interactifs.
Date de composition : novembre 2025.
LAURÉATE d'IMPULS NEUE MUSIK 2024 (fonds franco-germano-suisse-luxembourgeois pour la musique contemporaine).
Commande : ART ZOYD STUDIOS.
Résidences : ART ZOYD STUDIOS (Valenciennes), GRAME-CNCM (Lyon), STUDIO FÜR ELEKTROAKUSTISCHE MUSIK de l'AKADEMIE DER KÜNSTE (Berlin, DE).
Création mondiale : AKADEMIE DER KÜNSTE (Berlin), 05/11/2025.
Viméo (trailer de la vidéo d'animation)
Viméo (trailer de l'installation)
Installation Ton-Pendel(a)utom@t (photos)
Notice de programme
Pendel(a)utom@t est une œuvre audiovisuelle pour musique électroacoustique 4 canaux et une vidéo d’animation abstraite. Elle est projetée à l’arrière-plan de l’installation robotique Ton-Pendel(a)utom@t. Elle fait partie du cycle (a)utom@ton.
Le cycle comprend trois parties : une première œuvre, (a)utom@ton (musique et vidéo de 10’00), une seconde œuvre audiovisuelle, Pendel(a)utom@t, pour musique quadriphonique et vidéo d’animation, projetée avec l’installation robotique, Ton-Pendel(a)utom@t, et ses six objets pendulaires suspendus, soniques, robotisés et interactifs, dont le balancement et la production de séquences sonores varient en fonction des actions du public.
Chaque titre des différentes parties du cycle fait référence au mot grec « automaton » qui désigne un être-machine qui agit de lui-même et se meut spontanément.
Les deux signes (a) et @ introduits dans l’orthographe des titres soulignent la distinction entre ce qui anime un être humain et un robot.
(a) fait allusion à l’objet petit a conceptualisé par le psychanalyste Jacques Lacan, l’objet de désir, insaisissable, inidentifiable, qui peut prendre des formes très diverses pour chaque sujet.
@ évoque les objets robotiques connectés en mode WIFI ou Ethernet.
Accolant deux termes allemands, « Pendel » (« pendule ») et « Automat » (automate »), Pendel(a)utom@t suggère donc un automate pendulaire.
La vidéo d’animation est projetée sur un très grand écran à l’arrière-plan de l’installation et se reflète également sur les objets.
Les objets de l’installation sont suspendus au plafond et peints avec une couleur chrome argenté miroir. Leur forme qui suggère un neurone et leur balancement génèrent une déformation des images projetées. Celles-ci semblent ainsi être diffractées en six micro-surfaces de réflexion colorées et mouvantes.
Les séquences sonores jouées et amplifiées par les mini-lecteurs MP3 et les mini haut-parleurs fusionnent avec l’œuvre électroacoustique jouée sur quatre haut-parleurs disposés autour du public.
La vidéo explore l’hybridation et les parcours métamorphiques d’un matériau visuel fait d’images de neurones, de connexions cérébrales, de circuits robotiques, d’une carte Arduino et de rouages mécaniques, ainsi que de fragments du code de programmation des objets suspendus.
Les processus de surimpression, de fusion, de déformation, de fausse 3D par moments, créent une matière mouvante qui voyage entre prolifération et dissolution.
La trame musicale de la vidéo a été élaborée à partir de l’œuvre (a)utom@ton dont les figures sonores et les timbres rappellent aussi bien des mécanismes en mouvement, avec une dimension quelquefois répétitive, que des sonorités rauques ou stridentes proches du cri ou du râle.
J’ai superposé l’œuvre musicale sur une dizaine de pistes audio en attribuant à chaque piste des traitements informatiques spécifiques (granulation, réverbération, diverses sortes de filtres), gommant dans le mixage toute dimension rythmique, toute accentuation dynamique, afin d’obtenir une temporalité extrêmement élastique, une texture qui alterne entre des timbres rugueux et granuleux et des sons aigus très purs, à la tristesse poignante.
Au carrefour d’un système mécanique qui semble vivant, se déformant sous la pression de forces, et d’un organisme ramifié dont la potentialité connective et proliférante est contrainte par un cadre rigide et limité, l’œuvre questionne la notion d’automatisme, qu’il soit machinique ou psychique.
Clara Maïda, novembre 2025
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Pendel(a)utom@t - Image extraite de la vidéo d'animation
Voir le trailer de la vidéo d'animation sur YouTube - Voir le trailer de l'installation sur YouTube
Akademie der Künste (Berlin, DE)
5 novembre 2025


