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Anania Iniji


Durée : 26'32.
Effectif instrumental : soprano, piano, percussion et électronique (8 canaux).
Date de composition : décembre 2000.

Commande : GMEM et MPPM.
Aide à l'écriture de la SACEM.
Résidence : GMEM (Marseille). Réalisation du live électronique : Laurent POTTIER (GMEM).
Création mondiale : Agatha MIMMERSHEIM et DUO SYMBLÊMA. Festival Territoires Polychromes - CDMC (Paris), 16/01/2001.

Diffusion : Printemps des poètes (Paris), 30/03/2001.

Fiche technique (pdf)

 

Extrait de partition
(pdf)

2001

Partition Anania Iniji par Clara Maïda

 

[ Sop, pno, perc et élect ]


Extrait

Notice de programme

Magie de ce texte énigmatique d’Henri Michaux où la parole se fait souffle, incantation. Le texte semble entouré d’un halo, d’une enveloppe immatérielle, espace rêvé (ou espace de passage entre la vie et la mort) dans lequel les limites du corps réel disparaissent, révélant un autre champ de conscience, hors temps, hors espace, hors matière.

Le traitement de la texture instrumentale est extrêmement fluctuant (va-et-vient entre une grande densité et la raréfaction). Les registres sont très mobiles (balancement entre les aigus et les graves, étirements, distorsions du tissu musical autour d’un fil constant mais ténu, point d’équilibre précaire, sans cesse menacé de déchirures). L’harmonie, dérivée de quatre spectres d’un tam-tam chinois joué avec différentes baguettes, est riche de résonances et soumise à d’incessantes micro-oscillations (superposition d’échelles à modalité variable issues du matériau spectral).

L’utilisation de la voix révèle le morcellement du corps du texte (éclatement des mots, voix démultipliée en voix plurielles, éparses). Les modes d’énonciation vocale sont nettement différenciables conformément aux trois niveaux de discours présents dans le texte.

Des configurations sonores évolutives s’élaborent et s’évanouissent dans un bouleversement permanent de la matière musicale (points, lignes, masses) jamais définitivement constituée mais présentant divers points de cristallisation. Les articulations temporelles des séquences musicales subissent des ruptures, des élans, des retournements soudains.

Tous ces éléments ainsi que l’utilisation de l’électronique (altération de l’identité des timbres instrumentaux à l’aide de divers traitements informatiques, fusion des timbres instrumentaux et électroniques, étirements temporels, espace réverbéré) concourent à évoquer cet en deçà du texte dans un espace qui se dérobe et se recrée à chaque instant.

Clara Maïda, mai 2000

Anania Iniji - Partition - Page 10

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